Oliba Cabreta

D’où vient sainte Marie Madeleine ?

N’était-elle qu’une vulgaire courtisane et une débauchée repentie, comme le prétend l’église romaine, ou avait-elle un tout autre statut ?

Comment son héritage, sa mémoire et son lignage ont-ils été transmis et perpétués ? Quels sont les lieux où cette transmission a eu lieu et s’est enracinée ?

Et quel fut le rôle des Wisigoths là-dedans, eux qui ont assuré la transition entre l’Empire romain et le Moyen Âge, entre le 5e et le 10e siècles ?

La réponse est dans Oliba Cabreta, le premier livre de Marie-Claire Gothuey.

Sommaire

  1. Oliba Cabreta, comte de Cerdagne et de Besalù
  2. La missive de l’abbé Garin
  3. Les confidences d’Urséol de Venise à Oliba
  4. Pèlerinage au mont Canigou
  5. « Pénitence, pénitense ! »
  6. L’ultime combat d’Oliba
  7. L’adieu à Besalù
  8. L’arrivée à Monte Cassino
  9. Oliba à la fenêtre de Vénus
  10. La visite d’Oliba chez Aton de Vic
  11. Les parchemins retrouvés.

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« En France, les Wisigoths ont toujours été soumis à une double peine. D’une part, ce sont des barbares et on les associe à des notions de horde sauvage, de destructions et de négation de la culture classique. Et, d’autre part, ce ne sont pas les héros du récit national, un rôle qui a été dévolu aux Francs. » (Laure Barthet, commissaire de l’exposition « Wisigoths. Rois de Toulouse », 2020). Pourquoi cette « double peine » ? Parce que les Wisigoths ont pris Rome alors que les Francs se sont fait prendre par Rome. Les Wisigoths, en conquérant la « ville éternelle » en 410 (et avec le mariage d’Athaulf et de Gallia Placidia quatre ans plus tard à Narbonne) ont relevé, par et pour eux-mêmes (de leur propre initiative), la légitimité impériale (le droit d’exercer la souveraineté sur l’Europe), tandis que les Francs se sont alliés à Rome pour en recevoir la même légitimité. La différence essentielle est que dans le premier cas, l’empereur et l’évêque de Rome ont dû s’incliner face aux Wisigoths, alors que dans le second, ce sont les Francs qui durent s’incliner devant le pape romain et ses évêques en Gaule, comme l’a bien dit saint Rémi, l’évêque de Reims, en baptisant Clovis : « Courbe la tête, fier Sicambre… » Le moment fondateur de la France est, en soi, un acte de soumission à l’église romaine, héritière autoproclamée de l’Empire romain : dès l’origine le royaume et la nation se placent dans la continuité du modèle impérial et théocratique porté par les papes à la suite des empereurs romains, dont les rois de France (qu’ils fussent mérovingiens, carolingiens, capétiens, etc.) ne furent que les instruments plus ou moins dociles. Rien de tel chez les Wisigoths : leur royaume et leur nation — cette Gothie qui comprenait la Gaule (jusqu’à la Loire) et l’Ibérie (jusqu’à Gibraltar) — ne furent jamais soumis à rien ni personne, et restèrent libres, autonomes et souverains, tout en affrontant, siècle après siècle (et jusqu’à l’ignoble campagne d’extermination et de terrorisme appelée « croisade des Albigeois » au XIIIe siècle), le harcèlement militaire et la persécution religieuse de la part de Paris et de Rome, alliés dans le même objectif de supprimer les souverains légitimes d’Occident (et d’effacer leur mémoire) pour s’emparer de tout le pouvoir possible sur le plus de monde possible. Cet objectif absolutiste et totalitaire culmine aujourd’hui dans ce « nouvel ordre mondial » dont le Vatican sera resté jusqu’au bout l’un des principaux piliers.