Un bilan gnostique de l’Occident

Ce livre inaugure l’année 2019 avec une certaine urgence, faisant un point sur quelques-unes des principales contradictions auxquelles notre époque et notre société sont en train de succomber. Car pour franchir ce chaos croissant, nous avons besoin d’y mettre de l’ordre, et d’abord aux plans culturel, psychologique et idéologique, dont l’imbrication et l’interaction sont ici éclaircies. 

A cet égard, la mentalité occidentale répond à des critères simples mais d’une incroyable puissance formatrice (et déformatrice) par rapport à la réalité. Et si la réalité de ce monde s’avère schizophrénique, c’est que la mentalité occidentale est elle-même prise dans des dichotomies, sinon insolubles, du moins non (encore) résolues. C’est à cette résolution que s’emploient les textes publiés dans ce recueil.

Première contradiction : celle entre le pôle Yin et le pôle Yang de la psyché humaine (objet du premier chapitre, écrit en 2012, et le plus accessible du livre), qui montre l’hypertrophie pathologique du Yang sur le Yin — ce qui a donné le patriarcat.

Deuxième contradiction : celle de la dualité Lucifer-Satan, clé de lecture essentielle de l’histoire d’Occident. Lucifer et Satan sont certes des archétypes — à vivre et réaliser en mode gnostique — mais furent aussi des êtres réels, des « dieux » antiques dont la lutte acharnée a laissé des marques brûlantes dans notre psyché collective, qui se déclinent et s’expriment en mode sociologique, politique, philosophique et psychologique.

Troisième contradiction, qui découle de la précédente : celle du patriarcat et de la modernité, deux modèles de société en opposition frontale, qu’il est urgent de résoudre par un mouvement de conscience transcendant l’Antiquité, la modernité et la postmodernité, que j’ai appelé (après d’autres) « transmodernité », dans ce qui préfigure logiquement le modèle humain et culturel de l’ère du Verseau.

Une quatrième contradiction, idéologique celle-là, est celle de l’idéalisme (luciférien), utopique, et du réalisme (satanique), cynique. Je l’illustre à travers le thème de la guerre et de la paix, et celui des droits humains, en prenant position pour l’idéalisme tout en critiquant ce dernier dans les lacunes qui l’ont empêché de faire aboutir ses idéaux jusqu’alors.

Une cinquième tension à résoudre est celle entre point de vue profane et point de vue sacré, car la conscience de la sacralité de l’existence — tout est sacré — est l’un des enjeux de l’Apocalypse. La Terre et la vie ont été profanées, et les sacraliser, c’est simplement se rendre compte qu’elles sont sacrées.

Dans une deuxième partie, ce livre propose une mise à jour de l’ésotérisme et de l’initiation à l’heure actuelle, à la suite de René Guénon et de Raymond Abellio (les deux maîtres de l’ésotérisme occidental au XXe siècle), en les critiquant de manière positive et négative, de même que le discours new age, qui ne dit pas que des conneries mais qui en dit beaucoup quand même.

En annexes enfin, figurent deux textes sur le temps et la dualité du temps Kronos et du temps Kairos, car c’est, là aussi, une fort efficace clé de compréhension et d’évolution. J’y mobilise les acquis de la physique quantique pour valider le constat d’un Carl Johan Calleman sur le calendrier maya, l’accélération du temps et la fin du cycle, en accord avec les données traditionnelles rappelées par un Guénon, afin de montrer comment se rejoignent sciences modernes et connaissance traditionnelle pour donner son sens à notre époque et à ses enjeux.

J’ajoute que, à l’instar des Cathares 700 ans plus tard, les textes composant cet ouvrage peuvent être lus indépendamment, et celles ou ceux à qui ces sujets paraissent abrupts gagneront… du temps en commençant par la fin du livre et les deux textes sur le temps.

Mon prochain ouvrage continuera à défricher les enjeux et les modalités de notre Apocalypse, en développant des thèmes peu, voire pas encore abordés dans celui-ci. Il sera en particulier question de la France, du Graal, des cathares et des templiers… et du retour de l’Esprit.

A.R.

278 pages, format 17 x 11 cm, 14 € plus 5 € de frais postaux. Commande et paiement (sécurisé), via PayPal, ou par chèque, aux Editions du Laurier, 2, rue du Haut du Village, 11190 Bugarach.

Sommaire

Avant-Propos

À l’origine de la mentalité occidentale— Entre Yin et Yang, cerveau droit et cerveau gauche

Lucifer et Satan— Plus de mâle que de mal ?

Occident, Patriarcat et Modernité— Même combat ?

Origine et fin de la modernité— Passage du postmoderne au transmoderne

La « Fin de l’Histoire »— Par le haut ou par le bas ?

La guerre et la paix— Le monde peut-il exister sans conflit ?

La justice et la force —Morale et politique ont-elles un rapport — et si oui, lequel ?

Droits de l’homme ou loi de la jungle —Sommes-nous d’abord humains ou animaux ?

Du mythe à la réalité— Le profane se fane et le sacré se crée

« Fin du cycle » et « fin de l’ésotérisme »— Est-ce la fin de l’initiation ?

« Structure absolue » et « dialectique initiatique »— La Gnose pour les nuls

Rapport et proportion— De la dialectique profane à la dialectique gnostique

Attention et intention

Intentionalité, intensité, intuitité— Essence et sens de la conscience

De la conscience réflexive à la conscience unitive

À propos de structure et de relation

Annexes :

Chronos le dévoreur et Kairos le créateur— Quel temps-est il ?

L’accélération du temps et la fin du cycle— Est-ce la fin de notre temps ?

 

Un commentaire sur « Un bilan gnostique de l’Occident »

  1. Bonjour,
    L’un des titres de l’avant-propos est : « À l’origine de la mentalité occidentale— Entre Yin et Yang, cerveau droit et cerveau gauche »
    Attention à ne pas faire la même erreur que M. Jung et bien d’autres, qui ont systématiquement inversé, de manière involontaires pour certains, les valeurs de ces symboles chinois, puisque le livre original dans lequel ils avaient été représentés a été altéré à dessein depuis par les ennemis de la Nature et de la Science.
    Cela dit, c’est par ce qui reste des antiques « Livres sacrés » chinois, les King, que nous savons quelque chose des doctrines antiques de ce peuple si lettré.
    Ces livres ont été la base de ce qu’on appelle en Chine « la religion des savants ». Ils contiennent les lois morales et civiles rédigées en code vers 2228 avant notre ère.
    Cette science primitive est considérée comme émanée de « Génies » qui ont vécu sur la terre à une époque très reculée.
    Mais cette façon de mettre à l’avoir d’une collectivité des livres qui ont un seul auteur, est faite pour cacher la personnalité de cet auteur, qui s’appelait Yao.
    Les modernes appellent ce personnage « Empereur » parce qu’il a exercé une autorité, mais le mot empereur ne doit pas être pris dans le sens moderne, il avait une autre signification, il indiquait une autorité spirituelle et maternelle, et nous savons maintenant que c’est le masculin du mot Empérière.
    Les livres révisés par Confucius (puis détruits et plus tard restaurés sous les Han) furent publiés pour la première fois au VIIème siècle de notre ère, par Taï-tsong, second empereur de la dynastie des Tang. Cette collection, dite des « Treize King », renfermait un livre très curieux, le Yi King (2ème livre), ne contenant que des lignes. On les appelle les Trigrammes du Yi King.
    Ces lignes sont une représentation symbolique des deux principes de la philosophie chinoise : l’un masculin et ténébreux, le Yin, l’autre féminin et lumineux, le Yang.
    Souvent le Yin est placé sur une bande obscure, le Yang sur une bande claire. Ces deux principes, base de tout ce qui est social, se retrouvent partout chez les Chinois. Le principe masculin est divisé, ce sont les deux vies de l’homme (spirituelle et sexuelle) ; le principe féminin est indivis.
    ‒‒ ‒ ‒
    Yang Yn
    Puis ces deux principes se divisent et vont former quatre images. La division féminine se fait par en haut, la division masculine par en bas.
    Et en les divisant encore, on aura huit Koua.
    Plusieurs savants se sont occupés de donner une signification à ces lignes, auxquelles les lettrés témoignent un profond respect en avouant, cependant, qu’ils n’en comprennent pas le sens.
    Quelques-uns font servir ces symboles aux pronostics et à la magie. Un lettré en a fait un instrument de musique. Tous en font grand mystère.
    Ce King, qui est appelé Livre des transformations, a été attribué à Fo-hi, le premier roi.
    On dira de lui « qu’il succéda au Ciel et sortit de l’Orient, qu’il était orné de toutes les vertus et qu’il réunissait ce qu’il y a de plus haut et de plus bas ».
    Il y eut donc deux opinions sur son compte : celle des hommes et celle des femmes.
    C’est à lui qu’on attribue le Livre qui explique la loi des sexes ; c’est le Trigramme du Yi King qui est devant lui et dont il indique les huit Koua.
    Faut-il ajouter que Fo-hi a renversé les sexes et mis le masculin à la place du féminin ; ce qui a fait dire dans le Yi King :
    « Le dragon s’est révolté, il a lieu de s’en repentir ; l’orgueil l’a aveuglé ; il a voulu monter dans le ciel et il a été précipité dans les abîmes ».
    C’est l’éternelle légende d’Icare.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/la-chine.html
    Cordialement.

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